Résumé

Résumé
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Le jour où Lindsay, dix-sept ans, fait la connaissance d'un étrange jeune homme prénommé Jérémy, sa vie prend une autre tournure. Très vite, un sentiment particulier qui ressemble fort à de l'amour se développe entre eux. Mais le comportement de Jérémy est de plus en plus intriguant et leur relation se dénigre rapidemment. Pourquoi devient-il si distant? Quel secret pourrait-il cacher au point d'agir à l'encontre de ses sentiments? Lindsay est loin d'imaginer ce qui se trame mais cherche à tout prix à découvrir la vérité ... Et si celle-ci aurait des conséquences sur la vie de la jeune femme?




* N'hésitez pas à nous laisser vos impressions. *




# Posté le lundi 22 juin 2009 11:30

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 19:33

Chapitre 1 - Partie 1

Chapitre 1 - Partie 1
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ܤ Genèseܤ





************C'était un matin comme les autres, insipide et affligeant. Les premiers rayons du soleil apparaissaient déjà à travers les rideaux blancs de ma minuscule chambre, mais je n'étais pas prête à affronter cette nouvelle journée qui se préparait. Pourtant je n'avais pas vraiment le choix. J'allais devoir l'endurer comme je l'avais toujours fait depuis mon arrivée ici, à San Diego, il y a tout juste quatre ans. Je n'avais jamais songé vivre un jour en Californie, mais tout s'était passé si vite.
************J'avais treize ans à l'époque où ma mère était morte d'un cancer du poumon, et à peine quelques mois quand mon père, Jonathan, avait décidé de nous abandonner pour aller refaire sa vie avec une autre. C'était d'ailleurs à cette période que ma mère s'était mise à fumer. Elle ne s'était jamais remariée et les rares aventures qu'elle avait eu n'avait rien été de bien sérieux. Elle m'avait souvent répété que j'étais la seule personne qui comptait à ses yeux et que je donnais un sens à sa vie. J'avais donc vécu seule avec elle pendant treize belles et trop courtes années. Nous avions habité une petite maison à Tucson en Arizona, à cent kilomètres au nord de la frontière mexicaine. C'était une très jolie ville entourée de multiples montagnes arides, située sur une vallée désertique et plutôt plate, qui charmait de nombreux touristes et dont la plupart des habitants étaient des personnes d'un certain âge. Derrière les collines qui côtoyait notre maison, se trouvait une rivière tumultueuse qui s'étendait sur quelques kilomètres. J'adorais passer du temps allongée près de cet affluent que je jugeais magique. Les soirs d'étés, quand le soleil se reflétait à la surface de l'eau, je me surprenais à admirer cet endroit à l'apparence banal mais si féérique à mes yeux. Je m'abandonnais dans mes pensées et mes rêves les plus secrets, plongée dans mon utopie. Les yeux clos, le vent caressait mon visage en emportant tous mes soucis. Je me sentais tellement vivante. Heureuse.



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# Posté le lundi 22 juin 2009 12:15

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 09:05

Chapitre 1 - Partie 2

Chapitre 1 - Partie 2
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************J'avais beaucoup apprécié la compagnie de ma mère que j'appelais le plus souvent par son prénom, Carolyn ; c'était elle qui m'apportait ma dose de bonheur durant mon enfance. Je pensais toutefois qu'elle m'avait consacré trop de temps. J'aurais préféré que ma mère surveille d'un peu plus près sa santé qui avait empiré chaque année, car à présent tout ce qui me restait d'elle n'étaient que souvenirs confus dans ma mémoire. Carolyn avait été ma première confidente en plus d'être ma mère; c'est avec elle que j'avais tout partagé. C'était toutefois une mère trop protectrice, m'empêchant de vivre pleinement ma jeunesse tout en voulant bien faire. Les rares fois où j'avais demandé à sortir le soir avaient toujours été vouées à l'échec : Carolyn me répétait que c'était insensé de sortir si tard et me faisait la morale en ressortant de vieux journaux où figuraient les quelques meurtres et autres drames frappant l'Arizona ; mais la raison avérée était pourtant tout autre. En vérité, l'idée que je puisse nouer des liens d'amitié ou pire, d'amour, avec autres qu'elle, insupportait Carolyn qui redoutait le fait que son seul enfant ne s'éloigne. Néanmoins, l'extrême possessivité de ma mère ne m'avait pas dérangé plus que ça, car je détestais tout autant être séparée de ma seule confidente.
************J'habitais désormais chez la plus exécrable et la plus pénible des femmes de Californie. Peut-être que je pousse un peu ? Non, tante Diana était vraiment insupportable. Elle était malheureusement la seule personne à bien vouloir m'accueillir, même si elle ne montrait pas son enthousiasme tous les jours... Diana - tout comme Carolyn - avait été élevée par des parents très stricts et avait conservé, même raffermi, ces manières pour m'éduquer. Elle ne laissait paraître aucun signe d'affection envers moi et ne tolérait pas mes quelques faiblesses. Je n'avais jamais été traitée avec tant de dureté, ce qui me donnait l'impression d'être malaimée. Je ne comprenais d'ailleurs pas d'où provenait un tel acharnement. Je me sentais extrêmement seule depuis mon arrivé à San Diego, chez tante Diana, et cherchais à combler ce profond vide qui me rongeait de plus en plus.


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# Posté le lundi 22 juin 2009 12:17

Modifié le lundi 13 juillet 2009 18:13

Chapitre 1 - Partie 3

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(photo à venir)





************Je jetai un oeil à mon réveil; celui-ci indiquait 5h30. Je poussai un soupir de soulagement en constatant que je pouvais encore dormir deux bonnes heures avant de partir au lycée. Depuis le début de ma scolarité, j'avais toujours été adorée de mes professeurs qui ne cessaient de m'adresser des compliments et de me présenter comme modèle aux autres élèves, ce qui me gênait énormément. Cependant, je détestais mon nouveau lycée; sans doute était-ce lié à la mort de ma mère. Je ne m'intéressais plus à rien mais arrivais tout de même à avoir une moyenne plus que satisfaisante. Dans mon lycée, je n'étais pas vraiment appréciée. J'avais la désagréable impression que tout le monde me jugeait sans m'avoir adressé la parole une seule fois. Je ne me sentais pas comme toutes les autres filles de mon âge, réellement en décalage. Les hommes me faisaient souvent des avances, mais je ne cherchais pas leur compagnie et les trouvais même insolents lorsqu'un vînt à me demander mon numéro de portable sans me connaître. Certains étaient vraiment adorables, mais j'en arrivais à me détourner d'eux. Je ne me sentais pas en phase avec les garçons de mon âge que je jugeais réellement immatures et ne recherchais pas du tout les mêms choses qu'eux dans le cadre d'une relation. Dans mon lycée, j'avais refusé à bon nombre de garçons qui étaient intéressés, voire amoureux de moi d'aller plus loin. Je n'avais donc jamais eu de petit ami, exepté quelques amourettes d'enfance. Du fait que j'étais timide et n'osais pas approcher des gens, je n'ai pu me rapprocher des hommes; flirter, ou encore sortir avec l'un d'eux était donc inimaginable.
************Comme à mon habitude, lorsque la sonnerie de mon réveil retentissait, je descendis à la cuisine et m'enfila le bol de céréales que Susan, notre femme de ménage, me concoctait avec soin chaque matin. En vérité, elle était une des seules personnes que j'appréciais ici. Je regrettais cependant de ne pas la voir plus souvent, car ses principales heures de travail avaient lieu lorsque j'étais au lycée. Susan était une jeune femme d'une trentaine d'années, que Diana avait engagée il y a bien trois ans. Très sérieuse, elle éxécutait avec soin toutes les tâches qu'on lui attribuait, et en faisait parfois même plus que nécessaire. Diana n'entretenait aucuns rapports amicaux avec elle, mais la trouvait extrêmement efficace. Ce jour-là, la femme de ménage que je surnommais Cat - en référence à Catherine Bach, actrice au physique atypique et fort ressemblant à celui de Susan - m'avait rédigé un mot:

Ma chère petite Lin,
Comme tu le sais, je serai abscente pendant quelques jours la semaine prochaine. Je suis tellement heureuse d'aller à Paris pour mon voyage de noces. Mon neveu Jérémy est justement de passage à San Diego pendant cette période, c'est donc lui qui se chargera de me remplacer pour faire le ménage. Tu verras, il est adorable.
Je t'embrasse fort, Cat.


P.-S. : Je compte sur toi pour transmettre le message à ta tante; je lui en avais déjà parlé.



************Je fixai le papier au frigo à l'aide d'un aimant, puis remontai dans ma chambre, enfilai mon jean fétiche et le premier t-shirt qui me vînt. Je passai en vitesse à la salle de bains pour me rafraichir le visage et démêler mes longs cheveux, appliquai un soupçon de maquillage puis filai au lycée sans plus tarder. J'avais pour habitude de m'y rendre à pied; cette petite promenade journalière me permettait de me retrouver un peu seule - c'était pour cette raison que je refusais de prendre le bus.




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# Posté le dimanche 12 juillet 2009 11:44

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 17:06

Chapitre 1 - Partie 4

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(photo à venir)





************Le lycée se situait à un quart d'heure de marche de la maison de tante Diana. Il n'avaiit pas été rénové depuis les années 1890 et avait un aspect sinistre, même par beau temps. Un vieux bâtiment comportant une cinquantaine de salles de classes ainsi qu'une petite cantine composaient ce lycée aux murs sombres et abîmés pas le temps. La cour intérieure était entièrement dénuée de verdure, toujours ténébreuse, en raison des bâtiments cachant les rares fois où le soleil pointait. Je trouvais ce lieu repoussant et m'y rendais à contrecoeur tous les matins. Parfois entraînée par mes camarades de classe, il m'arrivait de ne pas me rendre à certains cours, uniquement pour ne pas avoir à supporter l'atmosphère de ce lieu que je qualifierais de maudit. Ce jour-là, je n'adressai la parole à personne, et me retirai le plus vite possible une fois les cours terminés. Je me demandais souvent ce qui m'abominait le plus: le lycée avec ses élèves pour la plupart méprisants, ou la compagnie de l'épouvantail qui me servait de tante - expression que j'adorais employer - à la maison.

************La semaine touchait à sa fin et, une fois les cours terminés, j'empruntai un chemin différent pour rentrer, afin de faire un tour à la librairie du coin. Je ne comptais plus les heures que je passais dans cet endroit, qui était en quelque sorte mon refuge. J'y restais parfois des journées entières à dévorer des romans - en particulier les policiers et les histoires d'amour. Je trouvais ma vie d'autant plus fastidieuse et monotone lorsque je me comparais à mes héroïnes, toutes plus prodigieuses les unes que les autres. Dotées d'un courage incomparable et d'une beauté sans pareils, elles surmontaient toutes les épreuves sans broncher et finissaient toujours leur course dans les bras de l'amour qui leur était destiné; je trouvais ma vie tristement différente. Jamais n'aurais-je assez de volonté pour faire face aux obstacles de la vie quotidienne, au lieu de les fuir. Jamais ne serais-je aussi radieuse que toutes ces irréprochables combattantes. Enfin, jamais ne trouverais-je le véritable amour qui, selon moi, appartenait uniquement au monde fictif. La réalité était en effet bien différente, pour mon plus grand malheur.




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# Posté le mardi 14 juillet 2009 14:41

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 17:10

Chapitre 1 - Partie 5

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(photo à venir)





************Après une bonne heure de lecture, je repris le chemin de la maison : j'avais promis à ma tante de ne pas rentrer très tard pour l'aider à préparer le repas. Ce que je détestais par-dessus tout était le regard des gens lorsque je devais traverser ce genre de rues bondées ; en particulier la rue Salgado qui accueillaient un grand nombre de vagabonds pour la plupart sans scrupules. Encore une fois, un inconnu m'aborda pour me réclamer une pièce. Un geste que j'aurais volontiers réalisé ; il se trouva cependant que je n'avais rien sur moi. Après s'être excusée, je continuai ma route, tête baissée. Remarquant que je n'étais pas très en avance, j'accélérai le pas ; puis, je passai par une série de petites ruelles qui semblaient être un raccourci vers ma maison. On n'entendait plus que le bruit de mes escarpins, qui claquaient sur les étroites dalles de ciment et donnaient un tempo régulier. Je m'étais enfin éloignée de l'étouffante foule. C'était une belle journée. Ce jour-là, j'avais fait des efforts au lycée pour me sentir comme les autres. J'avais pris la parole plusieurs fois, même en cours, plaisanté avec d'autres filles sur des sujets qui ne m'intéressaient pas, et avais même dû mentir : en bref, je m'étais plu à cacher ma véritable facette le temps de quelques heures. Le bruit de la foule au loin me tira de mes pensées. Le calme n'avait pas duré bien longtemps. Je dû prendre la grande rue pour rentrer chez moi, afin de ne pas être d'autant plus en retard. Je descendis rapidement les escaliers qui séparaient les ruelles de la rue principale, et n'entendais désormais plus les claquements de mes chaussures, masqué par le bruit de la foule..
************J'avais remarqué depuis longtemps que deux sortes de gens composaient la population. Il y avait ceux honnêtes envers eux-mêmes, et les autres. Je constatais souvent que beaucoup plus de personnes qu'on ne pourrait s'imaginer étaient des menteurs. Ils se mentaient à eux-mêmes concernant leur personnalité souvent déplaisante, mais surtout aux autres afin de paraître différent. Je ne jugeais pas ces gens-là, bien au contraire, car j'avais aussi tendance à faire ressortir une fausse image de moi-même. Ce jour-là, je remarquai par exemple dans cette large rue, cette petite dame qui souriait exagérément, ce monsieur qui cachait son visage derrière une énorme masse de cheveux, ou encore cette femme ténébreuse qui faisait du charme à un tapissier pour arriver à ses fins. Je trouvais les gens bien manipulateurs, cependant malgré eux.
************ En les observant, je remarquai soudainement qu'une personne me fixait. Depuis combien de temps ? Je baissai les yeux un instant et continuai mon chemin. Cependant, la femme me fixait encore. Alors, je la regardai également, attendant une réponse de sa part. Aucune réponse. Je me sentis terriblement mal à l'aise. Puis, la femme qui m'observait tourna la tête pour murmurer quelque chose dans l'oreille se son voisin, un homme plus jeune qu'elle. Je me hâtai, mine de rien, mais la femme me rattrapa. Tout sourire, elle agrippa mon manteau et s'exclama : « Comme tu as changé ! ». Je n'avais pas l'impression de connaître cette femme. Elle ne me disait vraiment rien. Je la regardai, attendant qu'elle se présente, mais ne remarquant aucune réaction de sa part, je lui demandai alors si nous nous connaissions. « Lin, Lindsay, c'est bien toi ? » demanda l'inconnue. J'acquiesçai d'un mouvement de tête, très surprise.
************- Je comprends que tu ne te souviennes pas de moi. Je suis ta marraine, Lin.
************- Je n'ai pas de marraine, lançai-je froidement.
************- Je sais que je n'ai pas été très présente pour toi ces derniers temps. Mais qu'est-ce que je suis heureuse de te revoir ! La dernière fois, tu avais cinq ans.
************- J'ai du mal à vous croire, Madame. Excusez-moi, je suis pressée.
************- Par pitié, ne m'appelle pas madame, je n'ai que six ans de plus que toi, Lin ! Viens prendre un verre avec moi, s'il te plaît. On parlera de tout ce que tu veux. Tu me raconteras ta vie chez Diana.
A vrai dire, je n'en avais aucune envie. J'étais cependant très intriguée par cette femme qui se disait être ma marraine. Pas le moindre souvenir ne me survînt, mais j'étais pourtant bien obligée de la croire, après tant d'informations justes. J'acceptai de prendre un café avec elle, décision que je regrettai aussitôt me souvenant de l'ordre de Tante Diana. « Tant pis », me dis-je.





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# Posté le mardi 28 juillet 2009 09:29

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 08:12